Points chauds

Samedi 7 novembre 2009
   Le projet Diasbola (jeu avec les mots « diaspora » et « bola », ballon en portugais) a été pensé par un groupe de chercheurs, visant à étudier les liens entre les Portugais à l'étranger et le football.
   Pour contribuer avec le projet, il suffit de répondre à un questionnaire (anonyme) – qui ne prend plus de quinze minutes - sur le site http://www.diasbola.com/pt/intro.html . Cette enquête a pour but d'analyser le rôle du football portugais au sein des communautés d'émigrés, en mettant en rapport l'importance de cet sport dans leur vie quotidienne et d'autres éléments culturels qui contribuent à l'entretien d'un attachement au pays d'origine.

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Samedi 31 octobre 2009

jeudi 8 octobre 2009 par João Silveirinho
Site La Gauche Cactus http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/ 

Le fado, musique née dans les bas-fonds de Lisbonne voici un peu plus d’un siècle et demi, cousin germain du tango argentin, autre musique portuaire, bénéficie d’une certaine vogue en France et notamment à Paris. Au-delà des concerts des vedettes du genre lors de leurs tournées, des cercles d’amateurs de fado se retrouvent régulièrement pour partager des après-midi ou des nuits dédiés au fado. Comment, où et quand ils se sont constitués, où les trouver aujourd’hui, telle est l’ambition, modeste, de cette contribution, qui ne demande qu’à être enrichie par les informations, les mémoires, les souvenirs de toutes celles, de tous ceux qui apprécient, connaissent ou pratiquent cet art élégant et populaire.

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Mercredi 21 octobre 2009

 
    
Écoutez l’interview donnée à Artur Silva (le 19 juin 2009 à 18h15, émission "Alfa 18" de Radio Alfa, 98,6 FM) par Albano Cordeiro et Octavio Espírito Santo, deux membres de l’Association Mémoire Vive/Memória Viva. Ils parlent de l’immigration portugaise en France, et aussi du travail de l’association visant à en préserver la mémoire et à en reconstruire l’histoire. 
   Écoutez également l'interview d’Inês Espírito Santo, sociologue, qui a participé le 8 octobre à la même émission (qui a pourtant changé de nom pour « Alpha 19 », de lundi à vendredi entre 19h et 20h) où elle a parlé des femmes portugaises immigrées en France. Ses réponses ont concerné la spécificité de l’immigration des femmes, leur intégration dans la société française, l’égalité d’opportunité de travail avec les Françaises, leur émancipation à partir de l’expérience de l’immigration, le retour au Portugal, etc.

   « Alpha 19 » est un programme consacré à des sujets d’actualité dans les domaines de la politique, de l’économie, de la société et de la culture. Tous les mois des représentants du milieu universitaire, culturel et associatif, invités par l’ Association, y discutent un sujet lié à la problématique de l’immigration portugaise en France. 
   Tous les mois un invité par l'Association Mémoire Vive/Memória Viva sera interviewé par Artur Silva afin d'inspirer la réflexion sur l’immigration portugaise en France. La date et le thème de la prochaine interview seront annoncés sur le blog Sudexpress. 
   Site Radio Alfa : http://radioalfa986.net/


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Vendredi 24 avril 2009

Lisbonne au lendemain du putsch du 25 avril 1974: les soldats dans les rues ont fait toutes les premières pages du monde avec leurs œillets et leurs sourires.

C'est la foule en délire, la liberté que l'on respire, une ville qui s'étire, encore meurtrie de plus de quarante ans de fascisme.

   

1er mai 1974 Lisbonne: le jour des travailleurs.

Photographie Michel Puech / www.puech.info

 

   À l’occasion du 35ème anniversaire de la Révolution des Œillets, un article publié en juin 1974 dans la revue « Presse Actualité » du regretté Yves L’Hers:

 

De retour de Lisbonne, mai 1974

 

    Une libération. C'est incontestablement le mot juste pour désigner cette liesse populaire. Tous les journalistes français ont fait la comparaison avec la libération de Paris. Et comme en toute période d'explosion de paroles, les murs se sont couverts de slogans et plus tard d'affiches.

   C'est la presse qui a été la première touchée par le mouvement. Un formidable raz-de-marée de mots, de photos a envahi les rédactions, puis les ateliers, pour se répandre dans la rue. Je dis bien se répandre, car pendant cette première semaine, la rue n'a été qu'une mer de journaux aux mains d'un peuple avide.

    Les crieurs des journaux hurlaient en rendant inlassablement la monnaie. A leurs pieds, des piles considérables s’étalaient. Certains se voyaient livrer 300, 400 « Républica », un quotidien du soir qui tirait avant le 25 avril à 40 000 exemplaires et passait à 150 000 exemplaires la semaine du 1er mai.

    « 0 Secolo », journal du matin, qui plafonnait dans les bons jours à 80 000, atteignait 250 000 exemplaires. Son rédacteur en chef, Mario Zamimnbujal, avait le sourire en me donnant ces chiffres. Après plusieurs décennies de censure, la presse portugaise s'éveille. 

    Dès les premières heures, les media ont joué un rôle très important, notamment « Radio-Club » et « Radio-Renaissance », qui ont donné le top pour le putsch en diffusant « Grândola, ville brune », une chanson révolutionnaire de Zeca Afonso.

   

L'heure de la révolution à Lisbonne, 1er mai 1974

Photographie Michel Puech / www.puech.info

  
      C'est ensuite devant « Epoca », quotidien du parti de Mr Caetano (ex-premier ministre du dictateur Salazar), que se sont déroulées de véritables scènes d'émeute. Des voitures du journal ont été brûlées. Cette haine contre l'organe le plus lié au pouvoir s'est vite apaisée pour laisser place à une contestation radicale dans les rédactions.

     De courtes grèves ont éclaté dans quelques journaux ainsi qu'à « Radio-Renaissance » pour exiger la démission des anciennes directions.

     Le vaste mouvement populaire qui a secoué le Portugal trouve une résonance particulière dans la presse qui a subi l'oppression.

     Notamment à « Epoca » qui était un quotidien caétaniste, mais qui début mai, a changé de direction. Pour mieux marquer sa rupture avec le passé, le numéro du 3 mai s'annonce comme le N° 5 de l'an 1.

     Le 3 mai, les journalistes du quotidien « Diaro de Lisboa » ont fait savoir qu'ils ne toléreront plus aucune censure interne. Le 5 mai, ils annoncent avoir élu un nouveau rédacteur en chef.

     « Expresso », comme beaucoup de ses confrères, a publié des clichés d'épreuves censurées. Des journalistes m’ont raconté, avec une sorte de honte, comment chaque jour les épreuves de tous les articles partaient par coursier à la censure pour revenir amputées...

    Aujourd'hui, c'est avec des larmes de joie qu'un confrère me confie : « Tu vois ce titre, je l'ai écrit moi-même et ce sera celui du journal demain. » Plus de censure.

     Cette liberté nouvelle n'a, hélas, pas tardé à être jugulée par les propriétaires des titres. Du moins certains ont déjà essayé... La riposte des journalistes a été rapide, comme en témoignent les unes des quotidiens «Nous ne tolérons aucune censure interne».

     Dès lors un mouvement extrêmement important se dessine dans toutes les rédactions. «Nous voulons que notre indépendance soit garantie, nous voulons dire notre mot dans la gestion des entreprises », telles sont les deux principales exigences que formulent les journalistes portugais.

     Il est encore trop tôt pour juger des conséquences de la révolution du 25 avril 1974. Trop tôt pour savoir si, après la floraison des titres, ne viendra pas sous la pression des contraintes économiques et des habitudes routinières, le temps des fusions et des disparitions.

   

Tous droits réservés
Publié en juin 1974 dans la revue « Presse Actualité »
Numéro 93 – Ed. Bayard Presse
Source: http://www.mediapart.fr/club/blog/michel-puech/230409/une-presse-ivre-de-liberte


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Vendredi 24 avril 2009

 

MERCREDI 29 AVRIL A 19H30  - CONFÉRENCE – DÉBAT

La Résidence André de Gouveia reçoit Son Excellence Monsieur Francisco Seixas da Costa, Ambassadeur du Portugal à Paris pour une rencontre-débat autour de la révolution portugaise de 1974.

L’ambassadeur, lui-même, ayant participé activement aux évènements de 1974, fera un exposé sur les dernières années de la dictature portugaise et le mouvement qui a mené à sa chute. Il parlera en particulier des effets des guerres coloniales au sein de la société et des Forces Armées portugaises, ainsi que de la période d’instabilité et de confrontation politique post révolutionnaire qui s’en est suivie. Dans son allocution, il fera également un bilan des conséquences politiques de ces bouleversements qui ont eu lieu au Portugal, et il exposera en particulier la nouvelle situation du pays sur la scène internationale.

  

SALLE POLYVALENTE

 Maison du Portugal / Cité Internationale Universitaire de Paris

7 P boulevard Jourdan 75014 PARIS / Tel : 01 70 08 76 40 
Fax : 01 45 89 34 01

E-mail : maison.portugal@ciup.fr


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