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    L'association Mémoire Vive/ Memória Viva a été fondée en avril 2003, avec l'objectif de recueillir et de transmettre la mémoire de l'immigration portugaise dans un esprit d'échange et d'ouverture. Ayant vécu cette immigration de l'intérieur, ou liés par la voie professionnelle ou privée, ses membres ont crée Sudexpress, un centre virtuel de mémoire et d'histoire de l'immigration portugaise.
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Mercredi 9 janvier 2008
Hier était diffusé sur France Culture, dans l'émission La Fabrique de l'Histoire, un documentaire de Catherine Guilyardi. Fondé sur un numéro spécial de la revue Esprit consacré, en avril 1966, aux étrangers, "Les étrangers en France".
 
Après la guerre d’Algérie et le scandale des bidonvilles paraissent les premiers articles de presse sur les conditions de vie et de travail des étrangers en France. En avril 1966, la revue Esprit, dirigée par Jean-Marie Domenach, sort un numéro spécial de 400 pages après deux ans d’enquête sur un monde encore invisible aux yeux des Français. Une dizaine de témoignages d’étrangers accompagne les articles de travailleurs sociaux, prêtres-ouvriers ou médecins qui tentent d’améliorer l’accueil des immigrés, et ceux encore rares par les universitaires ou hauts fonctionnaires qui travaillent sur la question de l’immigration en France.

L'émission peut être écoutée sur le site de France Culture. Elle fustige, entre autres choses, les conditions d'accueil des arrivants, des bidonvilles à la xénophobie.

En voici un extrait de 3'43'', le témoignage d'un Portugais installé en France dans les années 1960 et interrogé en 1967, dans lequel il évoque à la fois les contraintes administratives à l'émigration et les conditions du passage, le salto (non nommé tel quel ici).

M.-C.M., M.P.
Par Mémoire Vive / Memória Viva - Publié dans : Points chauds
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Mardi 8 janvier 2008
Dans ce document du journal télévisé non daté (fin années 1970, début années 1980 ?), on peut entendre un certain nombre de choses étranges... Florilège de ces bonnes paroles :

"Le mal du pays, un mal qui est en fait une grande qualité, pourvu qu'on l'entretienne." Ah bon ? A quel titre ? Pour qui ?

"Ce n'est qu'en 73 que ce flux migratoire a cessé." (Epilogue : en 2006, entre 25 et 30 000 Potugais ont quitté le pays. L'Eglise Catholique et les syndicats parlent de 100 000 personnes.)

"Grâce à leurs qualités de travailleurs reconnues partout." Le Portugais, docile et bonne poire ? Le mythe du bon sauvage, bis repetita.

"Les familles portugaises (...) sont protégées [par le gouvernement français]." Ah bon ? Et les expulsions ? Pas vu-pas pris.

La vidéo :



M.P.
Par Mémoire Vive / Memória Viva - Publié dans : Sur les étagères
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Dimanche 6 janvier 2008
Recordando o Cantar de emigração.

Adriano Correia de Oliveira (1942-1982), militant du Parti Communiste Portugais (P.C.P.), était connu pour son engagement dans la lutte anti-salazariste, notamment depuis 1963 et sa mise en chanson des vers de Manuel Alegre, "Trova do vento que passa". Dans un album plein de cette ferveur engagée intitulé "Cantaremos" (Nous chanterons), parmi lesquelles on trouve les fameuses "Canção com lágrimas" ou "Fala de um homem nascido", il intégra en 1970 ce Chant de l'émigration, "Cantar de emigração".

Le texte de cette chanson fut écrit par la poétesse galicienne Rosalía de Castro (1837-1891), puis traduit par le musicien portugais José Niza dans les années 1960. Les vers originaux en étaient : Este vaise i aquel vaise,/etodos se van:/Galicia, sin homes quedas/que te podan traballar./Tes, en cambio, orfos i orfas/e campos de soledad; e pais que non teñen fillos/e fillos que non tén pais./E tes corazóns que sufren/longas ausencias mortás./Viudas de vivos e mortos/que ninguem consolaré.» (Livre IV de Follas Novas).

En 1970, année d'enregistrement de la chanson, 183 000 personnes s'échappaient du petit rectangle à beira-mar plantado, de sa dictature et de sa misère. La chanson est un appel à l'aide, et un cri de douleur. Par les temps qui courent, il est bon de rappeler que l'émigration est un évidement, une rupture pour ceux qui partent et aussi pour ceux qui restent.





Este parte, aquele parte / Celui-ci part, cet autre part
e todos, todos se vão. / Et tous, tous ils s'en vont
Galiza, ficas sem homens / Galice, tu restes sans hommes
que possam cortar teu pão / Qui puissent couper ton pain

Tens em troca órfãos e órfãs / Tu as en échange orphelines e orphelins
e campos de solidão / Et tes champs de solitude
e mães que não têm filhos / Et les mères sans fils
filhos que não têm pais. / Et les fils sans pères

Coração que tens e sofre / Ton coeur qui souffre
longas horas mortais / De longues heures mortelles
viúvas de vivos-mortos / De veuves de morts-vivants
que ninguém consolará / Que personne ne consolera



P.S. : parce que l'émigré portugais n'est pas seul, voilà une autre chanson d'émigration : Noches del Paraguay, sous la voix de Luís Alberto del Paraná, écrite en 1929 à Montevideo (Uruguay) par Pedro J. Carlés.


Viejos recuerdos traen memorias
Y llega el hado que es todo un ay
Mi pecho enfermo dulce en ti piensa
Noches hermosas del Paraguay.


M.P.
Par Mémoire Vive / Memória Viva - Publié dans : Sur les étagères
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Jeudi 3 janvier 2008
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Mardi 1 janvier 2008
Des émigrés portugais débarquant en Gare d'Austerlitz à la fin des années 1960. Ils ont, pour la plupart, traversé l'Espagne à pied. Ce sont les humbles héros du Salto, le Saut.



M.P.

Par Mémoire Vive / Memória Viva - Publié dans : Sur les étagères
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